Les lois anti-LGBTQI+ en Afrique constituent un signal d'alerte pour les droits de chacun

- Publié le
- 30 juin 2026
- Publié par
- Afrique
- Reading Time
- 1 minute
- Type de ressource
- Article d'opinion
Alors que le Mois de la fierté touché à sa fin, une série d’événements survenus à travers l’Afrique mérite qu’on s’y attarde, au-delà des débats habituels sur les droits des personnes LGBTQI+. L’enjeu porte également sur la santé de la démocratie, le sens de la dignité humaine et l’avenir des droits sur le continent.
Dans un article rédigé pour Sonke Justice de genre et MenEngage Africa, Mabel Sengendo Nabaggala et Mpiwa Mangwiro affirment qu’il né s’agit pas là de choix nationaux isolés, mais qu’ils s’inscrivent dans un mouvement anti-droits plus large et organisé. Un mouvement qui menace également les droits des femmes, la défense des droits sexuels et reproductifs (SRHR), l’éducation sexuelle complète et, plus largement, l’espace civique.
Le contraste est saisissant. Au Botswana, la législation a évolué vers une protection constitutionnelle renforcée. Au Ghana, au Sénégal, au Niger et en Ouganda, les gouvernements durcissent les sanctions pénales, élargissent le champ d’application des poursuites et donnent une dimension politique à l’exclusion.
De notre travail au sein de Sonke Justice de genre et de MenEngage Africa, aux côtés des gouvernements, des organisations de la société civile, des dirigeants communautaires et des jeunes à travers le continent, un enseignement ressort clairement : les attaques contre les droits des personnes LGBTQI+ sont rarement isolées. Elles s’inscrivent souvent dans une politique de contrôle plus large, qui restreint les droits, rétrécit l’espace civique et renforce les inégalités de pouvoir.
Les développements récents à travers l’Afrique illustrent cette tendance.